Les joies et les défis d’« À vélo pour la Bible »

Alison Li, notre gestionnaire des bénévoles, a rédigé l’entrée de blogue suivante tout juste après son retour de la Colombie-Britannique, où s’est déroulée l’unique randonnée d’une semaine d’« À vélo pour la Bible », appelée Rocky Mountain Triangle. Riez, pleurez, vivez son stress et réjouissez-vous avec elle tout au long de ce franc récit de sa première randonnée d’une semaine.

« À vélo pour la Bible » est un événement annuel qui aide à recueillir du financement visant la distribution de la Bible. L’argent amassé cette année permettra de distribuer des Bibles au Canada.

 

La randonnée Rocky Mountain Triangle d’« À vélo pour la Bible » s’est avérée l’une des activités les plus stressantes, cinglées et épuisantes que j’aie jamais organisées ou auxquelles il m’ait été donné de participer. Je recommencerais cependant sans hésiter !

Malgré des mois passés à préparer cet événement, il était difficile de savoir comment cette planification sur papier allait prendre forme. Qui plus est, il était difficile d’imaginer partager une semaine complète de ma vie avec un groupe d’étrangers (je n’avais encore jamais rencontré ces gens), passant toute la journée avec eux, mangeant avec eux et répondant à leurs besoins. Je savais toutefois que j’allais entreprendre la randonnée en compagnie d’un groupe de personnes très déterminées qui ont la passion du cyclisme et, surtout, qui aiment mettre leur passion au service de Jésus.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette randonnée d’une semaine d’« À vélo pour la Bible » a engendré une courbe d'apprentissage très abrupte. Songez, par exemple, à la quantité de nourriture qu’il faut pour nourrir 22 personnes, le nombre de voitures dont on a besoin pour transporter les bagages de tout le monde, en passant par le fait d’avoir à dévier jusqu’à l’extrême gauche de la route pour ne pas blesser les cyclistes, chaque détail a eu l’effet d’une massue !

Les deux premières journées ont été les plus difficiles, commençant très tôt et finissant tard le soir. Par moments, je ne croyais pas pouvoir bien m’occuper de nos cyclistes. Nous avions 18 randonneurs passablement expérimentés : 14 étaient chevronnés et avaient déjà roulé pour « À vélo pour la Bible » ; quatre participants étaient nouveaux. Notre équipe de soutien se composait cependant de quatre nouvelles recrues, dont moi-même. Il était difficile d’apprendre chemin faisant, mais nous étions à la hauteur du défi ! Les deux ou trois premiers jours, nous avons sous-estimé la quantité de nourriture à préparer, nous ne comprenions pas clairement le parcours ni les virages à effectuer, le mauvais temps s’est mis de la partie et la communication a parfois fait défaut. Nous avons commis bien des gaffes, mais les cyclistes se sont heureusement montrés plus que bienveillants.

C’est Joanna, l’un des assistants roulant à bord d’un véhicule, qui a le mieux décrit notre situation : « Rendus au septième jour, nous allons être des experts ! » Nous nous répétions cela tous les jours en apprenant à mieux effectuer nos tâches : la préparation des repas à chaque halte, la protection de nos cyclistes sur la route, l’organisation de chaque destination, etc. Effectivement, rendu au septième jour, bien de choses se faisaient comme si de rien n’était, mais c’était aussi la dernière journée !

Aigre-douce. Voilà comment je décrirais cette aventure. Le septième jour, nous étions tous épuisés. Malgré notre enthousiasme à propos de rouler pour une bonne cause en compagnie de gens de même sensibilité, nous en avions assez. Nous avions tous hâte de dormir dans un vrai lit plutôt que sur un plancher dur et froid ; nous avions hâte de délaisser la chaleur étouffante de la route ; et nous étions tous emballés de retourner à la maison voir nos êtres chers.

Ces gens vont cependant tous nous manquer. Voilà un groupe de cyclistes qui se sont réunis pour former une famille et une communauté. C’était bien plus qu’un simple groupe cycliste : il était unique en son genre parce que nous roulions à vélo et travaillions dur ensemble pour faire connaître le nom de Jésus ; c’était une famille de croyants qui s’étaient réunis pour s’appuyer les uns les autres, pour effectuer un voyage ensemble et représenter Jésus à vélo. Nous scandions tous les matins notre slogan : « Et Dieu créa le vélo ! »

Voilà un groupe, une famille, dont je suis fière de faire partie. Voilà une expérience que je suis heureuse de ne pas avoir ratée, une expérience à laquelle j’espère participer à nouveau.

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Alison Li

À propos de l'auteur : 

Alison Li est gestionnaire des bénévoles chez la Société biblique canadienne.

Elle a terminé ses études à l’Université McMaster en 2016, y ayant obtenu un baccalauréat ès arts avec spécialisation en santé et gérontologie et avec mineure en études religieuses. Elle se passionne des personnes âgées, de veiller à ce que tous aient accès à un logement abordable et viable et, surtout, de faire en sorte que la Parole de Dieu se propage partout dans le monde !