Des détenus et leur récit

La Société biblique canadienne, en collaboration avec des organismes et des églises qui tiennent des études bibliques dans des prisons, apporte de l’espoir et le message de la véritable liberté en Christ-Jésus en distribuant gratuitement des exemplaires de la Bible pour détenus intitulée Vers la liberté. Voici certains des récits qu’on a recueillis par suite de ce travail de distribution.


L’ÉTUDE BIBLIQUE DANS UNE CELLULE

L’aumônier communautaire de Fredericton, qui est affilié à Bridges of Canada, visite régulièrement le centre correctionnel de Saint John. Il y enseigne une initiative intitulée Overcomers (les vainqueurs) et il encourage toujours les détenus à lire eux-mêmes leur Bible pour voir ce qu’elle dit, plutôt que de simplement le croire sur parole, lui. Il les encourage aussi à lire des chapitres au complet, pas seulement des versets ici et là.

Un grand nombre de ces détenus ont écrit à Bridges of Canada, en demandant une Bible Vers la liberté. Cela a mené un détenu à former un groupe d’étude biblique dans sa « maison » (maison signifiant cellule). Les détenus trouvent la Bible Vers la liberté facile à lire et à comprendre. C’est là un grand pas de franchi, quand un détenu voit le besoin de tenir une étude biblique et qu’il y fait participer d’autres détenus. La Bible est une feuille de route qui mène ces gens vers un nouveau mode de vie.


UN PARTENAIRE D'ŒUVRE CHRÉTIENNE RECONNAISSANT

« Les Bibles qu’on nous envoie ont une valeur inestimable et elles sont très bien accueillies. Comme vous le savez probablement, nous (du gouvernement) ne pouvons pas acheter de Bibles, de Corans, etc. : en Ontario, ce sont des groupes religieux qui doivent fournir ces livres ; sans ces dons, nos 1 000 détenus et plus n’auraient rien.

« Nous disséminons également des centaines de cours bibliques par correspondance qui proviennent des initiatives The Gospel Echoes et New Life Prison Ministries : les détenus ont évidemment besoin d’une Bible pour terminer ces cours.

« Avant que le Centre correctionnel du Centre-Est n’existe, les détenus étaient répartis en sept prisons différentes, lesquelles sont maintenant fermées ; donc, quand vous nous fournissez des Bibles (ce qui nul doute semble beaucoup), vous approvisionnez en fait sept anciennes prisons comptant beaucoup de détenus.

« Disons tout de suite que nous sommes très économes quant aux Bibles et autres ouvrages qu’on nous fait parvenir ; nous avons comme politique « une Bible par détenu » et nous remettons les Bibles à d’autres détenus si certains d’entre eux ou certaines d’entre elles sortent de prison en laissant leur Bible ici. Beaucoup de détenus apportent leur Bible en partant, n’en ayant pas à la maison.

« Merci encore de votre généreux don de la Parole de Dieu à nos détenus du Centre correctionnel du Centre-Est. »

Rév. Wayne B. Moore
Coordonnateur des soins spirituels et religieux


LA LIBERTÉ, DERRIÈRE LES BARREAUX

Un compte rendu de Ted Seres, ancien directeur national de la SBC

Une dame de Vancouver Nord nous écrivait récemment pour se renseigner au sujet de la Bible pour détenus. Elle expliquait qu’un homme de son église, incarcéré, avait établi un service religieux parce que cinq personnes étaient venues à Jésus. Elle nous a alors écrit ce qui suit.

« Eddie a amené un autre homme au Seigneur, ce qui signifie que dix hommes ont trouvé la liberté derrière les barreaux et les murs de la prison depuis le 29 août 2011 ! Je voulais simplement vous transmettre cette bonne nouvelle. J’espère que cela vous encourage et que vous voyez que Dieu se sert de ces Bibles ! Que le Seigneur vous bénisse richement, vous et votre organisme ! »


UN JEUNE CONTREVENANT APPREND À LIRE GRÂCE À LA BIBLE

Don Miller, alors directeur de la promotion de l'œuvre biblique dans le district du Nord-Est de l’Ontario, nous a fait parvenir ce récit provenant d’une des initiatives de distribution de la Bible, dans ce district.

« Nous avons remis cinq exemplaires de la Bible Vers la liberté, un à chacun des cinq jeunes contrevenants que nous avons baptisés (par aspersion), le mardi 27 septembre, au Centre William Hay, ici à Ottawa (prison à sécurité maximale pour jeunes hommes). Ces derniers ont été très heureux de les recevoir, surtout à cause des témoignages qu’on y trouve. »

« Un des jeunes que nous avons baptisés a un frère plus âgé que nous avons déjà baptisé (par immersion) au Centre de détention d’Ottawa-Carleton, au printemps dernier ; il (le plus jeune des deux) dit vouloir devenir un excellent modèle de comportement pour son frère et sa sœur plus jeunes que lui ; il a maintenant confiance de ne jamais aboutir au Centre de détention d’Ottawa-Carleton, contrairement à ses deux frères plus âgés. Ce service de baptême (tenu à la demande des jeunes) constituait un précédent pour le Centre William Hay et, autant que nous sachions, quant à tous les établissements pour jeunes contrevenants de l’Ontario. Louons Dieu de ce qu’il accomplit dans le cœur de détenus jeunes et vieux. »

« Le jeune homme en question a dit trouver utile le temps qu’il passe au Centre William Hay, puisque cela lui permet d’apprendre à lire (sa mère est cocaïnomane et son père, héroïnomane), n’ayant jamais fréquenté l’école durant son enfance, à Cornwall. Quelle merveilleuse façon d’apprendre à lire, en lisant la Bible ! »


« NE T’INQUIÈTE PAS POUR MOI, MAMAN »

David Akins, de l’œuvre auprès des détenus Alpha Prison Ministries, nous offre le récit suivant.

« Nous (des bénévoles d’Alpha Prison Ministries) faisions la queue dans le hall d’entrée du Centre de détention d’Ottawa-Carleton, un samedi après-midi, pour nous inscrire en compagnie d’êtres chers des détenus. Nous nous sommes mis à parler à une dame, devant nous, venue rendre visite à son fils qui était en sécurité maximale, pour meurtre au second degré. Elle a dit qu’il venait tout juste de se faire baptiser, à la chapelle de cet établissement, et elle était fière d’avoir une photo pour le prouver. Son fils venait de lui dire : “Ne t’en fais pas, maman. Tu devrais lire la Bible !” J’ai alors demandé à cette dame si elle en avait une. Elle a répondu que non. Nous avons donc fouillé dans notre sac et lui en avons donné une. Elle a été très heureuse de recevoir sa propre Bible, dans la salle d’attente de la prison. »

« Elle ne s’attendait sûrement pas de repartir avec une Bible, ce jour-là ! »


Connaissez-vous quelqu’un dont la vie a été transformée par la Parole de Dieu ? Pourquoi ne pas nous faire part de ce récit dès aujourd’hui ? Veuillez nous transmettre votre récit à l’adresse info@biblesociety.ca ou écrivez-le à la section des commentaires, ci-dessous.