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Témoignages

Keith : Ce que la Bible signifie pour moi, en prison

Au début, la Bible était espoir, foi et amour. Ces trois aspects m’ont amené à une nouvelle vie en Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Sauveur. Je suis devenu une nouvelle personne, un chrétien né à nouveau.

Je suis arrivé en prison le vendredi 13 septembre 2013. C’était la période la plus sombre de mon existence. Je voulais m’enlever la vie et en finir. Tout ce qui avait été important pour moi, dans la vie, avait disparu. Je n’avais plus de raison de vivre. C’était ma fausse réalité.

Les membres du personnel m’ont mis dans une cellule spéciale réservée aux détenus suicidaires. Tout ce que j’avais, tout ce que je possédais, là, c’était mes pensées. Dans cet environnement sécuritaire, mon esprit me donnait des visions. Je voyais des animaux se promener dans ma cellule. Des personnes âgées inconnues et imaginaires venaient me rendre visite. Il y en avait même en fauteuils roulants.

J’en suis finalement arrivé à une croisée des chemins, assis sur mon lit massif fabriqué d’une seule pièce : je pouvais laisser mon esprit s’envelopper du monde irréel de la folie, un mensonge; ou bien, je pouvais demander à Dieu de m’aider. D’une façon ou d’une autre, j’allais céder ma vie, non pas au suicide, mais plutôt en décidant qui allait la diriger.

Je m’imaginais en train de tomber dans le noir. C’était comme si j’enfonçais dans l’eau. Il aurait été si facile d’abandonner, si simple de lâcher prise. J’ai ensuite commencé à raisonner quant à ces visions: on ne laissait pas les animaux entrer dans la prison; et comment des aînés en fauteuils roulants pouvaient-ils monter les marches menant au deuxième étage? J’ai chassé cette réalité en raisonnant, bien que je n’aie pas été en état de raisonner ni de penser clairement. En rétrospective, je vois que Dieu m’a aidé à penser. Plutôt que de céder et d’accepter un mensonge, j’ai capitulé et j’ai choisi Dieu.

J’avais été chrétien à un certain moment de ma vie, avant tout ça. J’avais assisté à de nombreuses réunions à l’église, participé à bien des études bibliques et même chanté et joué de la guitare durant la louange. Mais pour être bref et clair, j’avais rejeté les voies de Dieu, je m’étais révolté. Je suis donc devenu un «enfant prodigue».

En regardant en arrière, je suis triste d’avoir dû en arriver à cette extrémité, dans ma vie, pour demander à Dieu de m’aider, mais c’est ce qu’il me fallait. Mon salut, comme c’est le cas pour tout le monde, est donc devenu personnel et particulier.

Ma façon de penser et mon attitude se sont améliorées, et le médecin a retiré certaines restrictions. Un agent des services correctionnels m’a demandé si je voulais des livres à lire. J’aime lire des œuvres non romanesques. Après que j’aie passé un certain temps à lui expliquer ce que signifie «non romanesque», il m’a amené quelques histoires genre westerns et/ou cowboys. LOL! Eh bien…

Une fois, en attendant le médecin, j’ai remarqué le chariot de livres, dans le couloir. J’ai jeté un coup d’œil aux reliures et aux titres. Le livre qui ressortait, parmi les nombreux choix du chariot, ne portait pas de titre sur la reliure. Présentant un ruban or ou jaune foncé sur fond noir, ce livre épais a attiré mon attention. Je l’ai pris et j’ai lu «Vers la liberté». Fait surprenant, c’était une Bible, en prison. J’ai demandé si je pouvais l’apporter dans ma cellule.

Traduite en version Parole de vie, la Bible «Vers la liberté» s’adresse aux détenus. Elle est fournie par la Société biblique canadienne et elle nous est offerte grâce à des gens qui donnent de leur temps, de leur argent et d’autres ressources pour faire part de la Parole de Dieu dans cette région-ci du monde. J’ai feuilleté les pages en me demandant où commencer. Le début semblait être l’endroit naturel. Mais plutôt que de commencer au livre de la Genèse, j’ai lu à partir de la couverture. C’est dans ces pages que j’ai découvert des suggestions sur la façon de lire et l’endroit où commencer. Le titre était passablement bien choisi: «Par où commencer». LOL!

J’ai suivi les directives m’indiquant où aller et comment faire: prendre le temps de lire tous les jours, si possible, puis de penser à ce qu’on a lu et à ce que cela signifie.

J’apprends et on me rappelle les nombreuses choses que la Parole de Dieu enseigne. Dieu est éternel, donc notre connaissance intime de lui ne fera qu’augmenter et sera éternelle. Cela va nous amener à le louanger et à l’adorer éternellement.

Le révérend F. Clarke, un des membres du comité ayant produit la Bible «Vers la liberté», a écrit (bien mieux que moi): «La lecture de la Bible ouvrira votre esprit aux possibilités infinies du rôle que Dieu veut jouer dans votre vie, tandis que votre foi s’approfondira.»

Voilà comment je suis venu à Dieu et comment j’ai interagi avec sa Sainte Parole, la Bible. La Parole de Dieu est puissante et elle a considérablement changé ma vie. Les gens qui m’entourent en ressentent les effets. Je suis béni de faire partie de cette transformation et de voir Dieu à l’œuvre.

J’aimerais terminer là où j’ai commencé. L’espoir trouvé a mené à la foi en Jésus-Christ, ce qui en dit long sur l’amour de Dieu.

J’ai trouvé l’espoir en lisant, à la fin de «Vers la liberté», des récits d’autres chrétiens qui font partie du système carcéral. Quelqu’un y parle de la façon dont Dieu s’est servi de Moïse, bien que ce dernier eût tué un Égyptien. Le roi David et l’apôtre Paul ont aussi enlevé des vies. Dieu les a transformés. Si Dieu l’a fait pour eux, il peut aussi le faire pour moi. Voilà ma source d’espoir.

Pour devenir la personne que Dieu veut, il faillait plus que ma propre volonté de changer. C’est la foi en son Fils Jésus qui allait me rendre acceptable à Dieu et c’est l’œuvre du Saint-Esprit qui me transforme. (Galates 2,20 est devenu le verset clé pour moi.) Avec le temps, en étudiant la Bible et grâce au Saint-Esprit, j’ai découvert que toute la Bible est axée sur Jésus. En acceptant que Jésus ait porté mes péchés sur la croix, qu’il soit ressuscité le troisième jour et qu’il soit monté au ciel, je me suis demandé pourquoi il a souffert. Pourquoi Dieu a-t-il permis cela? Jean 3,16: Dieu a tant aimé le monde… la raison, c’est l’amour de Dieu envers tout le monde, y compris pour moi.

L’amour, soit l’amour de Dieu envers nous, est le thème de sa Parole. J’aime Dieu. Je suis un chrétien.

Keith

P.-S. – Les versets un et deux de Romains 12 occupent une place importante dans ma vie. Verset 2: Ne vous conformez pas au monde présent: je demande à Dieu de m’aider de ce côté… mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence: rends-moi davantage conforme à l’image de ton Fils Jésus. Amen.


La Société biblique canadienne fournit la Bible Vers la liberté à des hommes et à des femmes détenus, en collaboration avec des gens et des groupes qui œuvrent dans des prisons, d’un bout à l’autre du Canada

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