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Une conspiration de gens qui veulent changer le monde

Prenez-vous des résolutions du Nouvel An? Ces résolutions visent souvent le développement personnel, comme perdre du poids, réduire la tension artérielle ou consacrer plus de temps à la prière ou à la lecture de la Bible. Toutes de bonnes choses. La mienne est cependant si grande, que si Dieu ne s’en mêle pas, je vais me sentir comme Pierre quand il s’est mis à marcher sur l’eau: «Mais qu’est-ce que je suis en train de faire là? Si Jésus ne vient pas à ma rescousse, je vais avoir l’air passablement ridicule et terriblement mort!» Voyez-vous, ma résolution consiste à changer le monde, cette année. Remarquez que je n’ai pas dit vouloir changer «mon monde», mais bien changer «le monde». Si Dieu ne vient pas à ma rescousse, je vais avoir l’air passablement ridicule, un peu arrogant et assurément stupide.

Nous entendons l’expression «vouloir changer le monde» et nous pensons à des gens plus grands que nature comme Galilée, Henry Ford ou Bill Gates. N’est-ce pas un peu présomptueux que de penser pouvoir côtoyer des géants comme ceux-là? Sachons cependant que ceux et celles qui changent le monde ne font pas tous partie de cette catégorie. Il m’arrive de penser que les personnes qui changent le plus le monde sont des gens qui travaillent dans l’ombre et dont le nom reste inconnu. Des gens comme un enseignant anonyme de l’école du dimanche qui s’est arrêté, un jour, pour rendre visite à un vendeur de chaussures, à Chicago. Ce vendeur de chaussures s’appelait Dwight L. Moody, qui allait devenir un célèbre évangéliste américain; cela a déclenché une série d’événements qui a mené à Wilbur Chapman, à Billy Sunday, à Mordecai Hamm, puis à Billy Graham. Je doute que cet enseignant se soit dit, en entrant dans ce magasin de chaussures: «Tiens-tiens, je vais changer le monde aujourd’hui!».

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Voilà le genre de personne que je veux devenir. Voici où et comment je vais faire. Il existe une corrélation extrêmement grande entre l’analphabétisme, la pauvreté, l’incarcération et une foule d’autres dysfonctions sociales. Voyons quelques chiffres: les adolescents qui éprouvent de sérieux troubles de lecture risquent quatre fois plus que les autres de songer au suicide ou d’en faire une tentative. Les adultes qui ne possèdent pas les capacités de base en matière de lecture et d’écriture représentent 75% des sans-emploi et 60% des détenus, et 85% des jeunes qui comparaissent en cour ne savent pas lire. Ouah! En aidant un enfant qui passe entre les mailles du filet du système d’éducation, nous allons changer son monde, cet enfant va à son tour changer le monde des gens de son entourage, et ce petit caillou lancé dans la piscine va envoyer des vagues dans toute la piscine.

Voilà exactement ce que je suis en train de faire. Il y a deux ou trois ans, j’ai entendu parler d’une initiative appelée Mission alphabétisation, selon laquelle des moniteurs et monitrices bénévoles enseignent la lecture à des enfants jusqu’au niveau de la troisième année. Il s’agit d’enfants à qui le système d’éducation, pour diverses raisons, n’enseigne pas à lire. Grâce à un don très généreux, nous avons pu lancer une initiative pilote dans la ville de Saskatoon, en partenariat avec un organisme chrétien appelé The Bridge on 20th. Des bénévoles qu’on a formés et munis d’excellente documentation ont alors commencé à aider des jeunes après les heures de cours, à l’école catholique St. Mary’s, et l’initiative a pris forme.

Des récits ont commencé à nous parvenir, après 16 semaines. Ainsi, un petit garçon a choisi de fréquenter notre cours plutôt que d’aller jouer au basketball. Il a trouvé un endroit où des personnes formées se soucient de lui, et il veut être là. Un jour, après le cours, une petite fille a demandé au directeur: «Vous êtes obsédé par Dieu ou bien quoi?» Cet homme aime tellement Dieu que des gens, comme cette petite fille, peuvent voir cet amour ou cette obsession.

On se prépare maintenant à lancer une nouvelle initiative dans la petite municipalité de Rosthern, où un certain nombre de réfugiés birmans sont venus s’installer. Les enfants de 10, 11 et 12 ans sont affectés à des années scolaires qui correspondent à leur âge et non à leur capacité scolaire. La plupart d’entre eux n’ont qu’une compréhension rudimentaire de la langue anglaise et, dans certains cas, n’ont aucune aptitude à la lecture ni à l’écriture. Pas besoin d’être un génie pour savoir que le système d’éducation va vite laisser ces enfants pour compte. Des bénévoles bienveillants et dévoués de la municipalité de Rosthern se sont donc engagés à changer le monde, par l’éducation.

Des bénévoles de Rosthern en compagnie d’Angela Sparks (à l’avant, au centre)

Deux organismes chrétiens de Saskatoon, un de Regina, un de Winnipeg, un autre situé à Kenora, en Ontario, ainsi qu’un autre de Toronto, nous ont demandé des renseignements. Nous sommes en train de changer le monde.Je suis allé à Vancouver, en compagnie de notre formatrice des moniteurs et monitrices, pour aider Urban Promise à lancer son initiative Mission alphabétisation. Ouah!!! Trente adolescents et adolescentes bénévoles vont aider des enfants à lire. Voilà qui change le monde.

Je vous demanderais de vous joindre à moi dans une conspiration visant à changer le monde. Il y a trois principales choses à faire: 1) prier; 2) prier; et 3) vous avez deviné, prier. Voilà ce que je vous demande de faire. Ces paroles d’Alfred Lord Tennyson me stimulent et m’encouragent continuellement: «Notre monde ne peut imaginer tout ce que la prière permettrait de réaliser.» Imprimez-les, affichez-les sur votre réfrigérateur, regardez les photos et priez. Priez pour les œuvres chrétiennes avec lesquelles nous collaborons. Priez pour les moniteurs et monitrices. Priez pour les enfants. Priez pour la Société biblique canadienne, alors que nous recueillons des fonds et sensibilisons des gens pour que cette œuvre se poursuive. Demandez à votre église de prier. Incluez-nous dans votre temps de prière, le dimanche matin. Transmettez cette demande aux membres de votre chaîne de prière. Veuillez prier!

Priez pour moi, quant à mes déplacements. Je m’occupe de l’ensemble du Manitoba et de la Saskatchewan ainsi que du Nord de l’Ontario. Je parcours en voiture plus de 60 000 km par année, et je découvre qu’il y a des idiots sur la route: priez que je ne sois pas l’un d’entre eux. Priez pour ma femme, puisque nous sommes souvent séparés l’un de l’autre longtemps. L’autre jour, ma voiture s’est enlisée dans la cour d’une ferme et j’ai dû marcher plus d’un kilomètre et demi pour aller chercher une remorqueuse, ayant laissé mon téléphone cellulaire dans ma chambre d’hôtel. Veuillez prier pour moi.

Nous sommes tous bombardés de demandes de prière et nous voulons prier, mais la vie tend à venir perturber nos meilleures intentions. Dans un mois ou deux, je transmettrai le second chapitre de cette aventure pour vous dire comment se sera passée notre plus récente séance de formation et combien d’organismes chrétiens se seront joints à nous. Je vous parlerai aussi d’une initiative audacieuse intitulée Elle est ma sœur, au Rwanda. Dans le cadre de cette dernière, on utilise des publications bibliques pour offrir de la guérison de traumatismes à des milliers de femmes rwandaises dont le génocide a changé la vie à jamais. Nous sommes en train de voir si cette documentation pourrait être utile aux membres de nos Premières Nations, ici au Canada.

Comme l’un de mes amis a l’habitude de faire en signant ses lettres et ses courriels, je vous dis: «Partageons nos requêtes de prière!»

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