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Voyage au Rwanda : jour 5

Mardi, au Rwanda

Un fait intéressant sur le Rwanda: 58 pour 100 des Rwandais ont moins de 25 ans!

Il est difficile de croire que tant de choses se soient produites en si peu de temps! À la fin de chaque journée, j’ai l’impression d’avoir atteint le point culminant du voyage et que tout va s’atténuer à partir de là. La réalité me donne cependant tort chaque fois.

Le matin a commencé par un petit déjeuner-réunion en compagnie d’Harriet Hill, l’une des fondatrices de l’Institut de guérison des traumatismes. Elle nous a expliqué l’origine de l’initiative et comment fonctionnent les choses. Plutôt que d’essayer de résumer ses commentaires, je les ai saisis sur vidéo (sous-titres français). Cette dernière vous aidera à mieux comprendre cette initiative et son effet.

Après le déjeuner, nous sommes allés à l’immeuble qu’occupe actuellement la Société biblique du Rwanda. Leur secrétaire général n’y était pas, étant parti à Rome, en compagnie des dirigeants de 24 autres sociétés bibliques, pour discuter de projets de collaboration avec des agents de l’Église catholique. Nous avons fait la connaissance de tous les membres du personnel et de quatre traducteurs qui représentaient des confessions aussi variées que l’Église anglicane, l’Église catholique romaine, les Quakers et l’Église adventiste du septième jour. On nous avait promis de nous amener voir la propriété que la Société biblique a achetée pour y abriter un nouveau bureau, un centre de conférence, un entrepôt et un hôtel. Selon une tradition rwandaise, les partenaires d’une entreprise plantent un arbre, ensemble. Il y a donc maintenant cinq arbres plantés par la Société biblique canadienne, sur cette propriété. Nous avons maintenant des racines en sol rwandais.

J’ai beaucoup parlé. Il est temps de céder la parole à quelqu’un d’autre. Reg Graves fait également partie de ce voyage: voici ce qu’il pense de l’autre partie de la journée.

Trois photos du Rwanda

Au tour de Reg

«Nous sommes allés voir l’initiative Le Bon Samaritain. Nous y avons rencontré 25 bénévoles qui nous ont parlé de leur participation à l’hôpital, où ils font cuire de la nourriture, offrent du soutien à des patients atteints du VIH/sida et prennent soin des familles.»

«C’est là que la réalité a frappé. Nous sommes allés à l’hôpital: nous avons vu l’endroit où l’on prépare la nourriture, puis nous sommes allés dans les chambres et avons servi de la nourriture aux patients. Je n’ai pas les mots pour exprimer ce que j’y ai vu. Nous avons visité le service néonatal, où six petits lits remplissaient une très petite pièce: c’est là que restent les mères, 24 heures sur 24, jusqu’à ce que leur bébé prématuré soit assez fort pour aller à la maison. Nous avons vu des bébés jumeaux et d’autres ayant des troubles de santé, à l’étroit dans de petites machines de maintien des fonctions vitales. Les conditions ne respecteraient jamais les normes de santé en vigueur au Canada. Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle de pédiatrie où, encore une fois, nous avons vu de jeunes enfants, dont certains extrêmement malades et d’autres mourants, dans les bras de leur mère. Les médecins qui nous faisaient visiter ont parlé du grand besoin d’obtenir du matériel hospitalier plus perfectionné.»

«Nous avons poursuivi jusqu’au service de médecine interne pour femmes, où les choses sont également entassées, où des matelas sont déchirés et où il fait extrêmement chaud ; nous y avons vu des femmes en train de mourir du sida. Nous leur avons servi leur dîner, puis nous sommes allés au service de médecine interne pour hommes, faire la même chose. Beaucoup de ces hommes se mouraient également du sida. On nous a permis de prendre des photos, lesquelles valent mille mots. Le prêtre catholique de l’endroit, qui agit également comme vice-président de la Société biblique du Rwanda, nous a alors accueillis pour dîner. C’était la première fois que je mangeais des brochettes de chèvre et des bananes frites. On ne nous disait pas de quelle viande il s’agissait avant la fin du repas, ce qui était une bonne idée!»

Len poursuit.

Une autre chose a attiré mon attention, à l’hôpital. La Société biblique britannique et étrangère a donné de l’argent à la Société biblique du Rwanda pour que cette dernière achète une vache pour l’hôpital, en vertu de l’initiative Le Bon Samaritain. Le lait de cette vache va aider à nourrir des patients.

Nous avons eu quelques rappels surprenants de la réalité du génocide. Ainsi, au bureau de la Société biblique du Rwanda, nous avons vu des photos d’employés de la Société biblique qui se sont fait tuer. À l’hôpital, nous avons vu une plaque commémorative en l’honneur des pasteurs presbytériens qui ont également été assassinés. Cet hommage aux pasteurs et aux membres du personnel de la Société biblique m’a particulièrement touché.

Reg a mentionné le prêtre catholique de l’endroit qui agit comme vice-président de la Société biblique du Rwanda. Après le dîner, il nous a amenés voir l’école qu’ils dirigent. Il y a plus de 1 200 élèves et 40 enseignants. La beauté des enfants rwandais ne cesse de m’étonner. (Qu’il vous suffise de voir les photos!) Nous avons demandé comment les enfants se rendent à l’école et quelle distance ils doivent franchir. Certains d’entre eux vivent jusqu’à cinq kilomètres de l’école, et il n’y a pas d’autobus scolaires. Ils marchent. Certains enfants doivent marcher jusqu’à deux heures par jour pour fréquenter l’école.

En revenant à Kigali, nous avons vu notre premier embouteillage du voyage. Nous nous sommes arrêtés en descendant une pente, derrière une longue queue de véhicules. Personne ne montait la pente, en sens inverse. Nous étions juste immobilisés, là. Nous avons finalement appris qu’un gros camion avait fait une sortie de route et qu’une remorqueuse, qui essayait de le sortir du fossé, bloquait les voies. Cela m’a rappelé la circulation à Saskatoon, à 17 h.

Plus de détails sur notre voyage, demain.

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Suivez le voyage de notre équipe grâce à cette série d’entrées de blogue. Lisez au sujet de leur voyage, du jour 1 au jour 7. Veuillez continuer de prier pour le personnel de la Société biblique du Rwanda, pour ses partenaires et pour les milliers de gens que permettent de rejoindre les initiatives Elle est ma sœur et Le Bon Samaritain.

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