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Une initiative biblique aborde la question de la violence familiale, dans les Caraïbes

Soulignons la Journée internationale de la femme, le 8 mars

Dites le mot « Caraïbes », et bien des gens imaginent de vastes plages sablonneuses, des palmiers et des vacances, une sorte de paradis, quoi. Mais pour un nombre grandissant de femmes de l’endroit, la vie est tout sauf un paradis, étant gâchée par la violence qu’elles subissent à la maison. Voilà pourquoi les Sociétés bibliques de la région abordent ce fléau grandissant à l’aide de la Bible, en obtenant des résultats encourageants.

Marie* était coincée dans une relation violente depuis de nombreuses années, les attaques de son partenaire l’ayant menée à l’hôpital plusieurs fois. Elle avait désespérément besoin d’aide, mais elle ne savait pas vraiment quoi faire. Lorsque la Société biblique a commencé à munir des églises des compétences dont elles ont besoin pour aider les victimes de violence familiale, Marie a finalement obtenu l’aide nécessaire et elle a commencé à renverser la situation.

« Si seulement on m’avait offert cette aide plus tôt, je ne me serais pas laissée victimiser pendant tant d’années », dit-elle avec nostalgie.

Marie vit en Jamaïque, mais son récit est, d’une façon qui fait froid dans le dos, courant dans les Caraïbes. Bien qu’il soit difficile de trouver des statistiques précises pour chaque pays, la fréquence de la violence familiale dans la région est significative et en hausse : ainsi, environ 33 pour 100 des femmes de la Jamaïque et 27 pour 100 des femmes de la Barbade sont victimes d’une forme quelconque de violence familiale. Cela représente également un fort pourcentage des statistiques sur le crime de la région, environ 25 pour 100 des meurtres se commettant à la maison. Les victimes sont presque toutes des femmes.

« Il semble que rien ne puisse arrêter l’augmentation de la violence faite aux femmes, malgré les efforts déployés par de nombreux organismes de femmes », commente Erny Van Axel, de la Société biblique du Suriname. « À titre de chrétiens, nous devons résister et faire savoir à tout homme, à toute femme et à tout enfant que Dieu condamne la violence. Nous devons les aider à savoir ce que dit la Bible, soit que tous les humains sont créés à l’image de Dieu et que tous ont le droit de se faire traiter avec amour, respect et dignité. »

Voilà ce que les Sociétés bibliques de l’ensemble des Caraïbes ont commencé à faire ces dernières années, en cherchant particulièrement à fournir aux églises les compétences dont elles ont besoin pour effectuer ce travail.

« L’église est bien souvent le premier endroit où se rendent les femmes qui sont victimes de violence familiale », commente le révérend Courtney Stewart, de la Société biblique des Antilles. « Nos leaders ne reçoivent cependant pas de formation sur la violence familiale, au séminaire, de sorte qu’ils ne savent pas vraiment comment aborder la question. Voilà pourquoi tant de pasteurs, d’enseignants de l’école du dimanche et de leaders de la communauté demandent maintenant à recevoir la formation que nos partenaires et nous offrons. »

Des centaines de personnes, d’un bout à l’autre des Caraïbes, ont déjà suivi une formation sur la façon de déceler les indices de violence familiale et offrent des services de counseling délicats et efficaces, en utilisant deux livrets fondés sur la Bible, soit « Arrêtons la violence », à l’intention des adultes, et « J’aime mon corps », pour les enfants.

Gabbie* est une jeune haïtienne de 13 ans qui a été victime d’agression sexuelle alors qu’elle vivait dans un village de tentes, après le tremblement de terre de 2010 ; le counseling qu’elle a reçu d’une leader, chez une église, l’a vraiment aidée, dit-elle.

« J’ai compris que si je me tais à propos de ce qui s’est passé là, il n’y aura aucun moyen d’arrêter la violence », a-t-elle déclaré. « J’ai également appris à ne pas avoir honte. »

Le taux de violence faite aux femmes est extraordinairement élevé, à Haïti : on estime que près de 80 pour 100 des femmes ont subi une forme quelconque de mauvais traitement, mais ce taux a augmenté depuis le tremblement de terre.

« Le séisme a suscité beaucoup de colère et de frustration », explique Magda Victor, de la Société biblique haïtienne. « Il a détruit le domicile et le gagne-pain des gens et a engendré une plus grande promiscuité. Tout cela a accru encore davantage la violence familiale. »

La Société biblique haïtienne aborde cette question depuis 2012, en tenant des ateliers sur la violence familiale et en diffusant une émission de radio pour sensibiliser les gens.

La Société biblique du Suriname a également recours à la radio pour propager son message sur la violence familiale. Cette émission a changé la vie de Kleia Emanuels-Mijnsen.

« J’étais assise avec des amies, en train d’écouter une émission évangélique à la radio, lorsqu’une séance de counseling sur la violence familiale a débuté. En écoutant, j’ai compris devoir appeler la ligne d’aide parce qu’on décrivait ce qui m’était arrivé. J’avais été violée et maltraitée par un ami de la famille, mais je n’en avais jamais parlé à personne ni résolu la souffrance que cela m’avait causée. Cela avait complètement détruit mes liens avec ma mère et je me méfiais de tous les hommes. »

« Il m’a fallu des mois de counseling avant de pouvoir laisser aller l’amertume que je ressentais. J’ai maintenant un bon mariage et deux fils, et j’offre du counseling à d’autres femmes. »

La Société biblique des Antilles prévoit lancer d’ici quelques mois cette initiative aux Bahamas, la violence familiale y étant en hausse également.

« Veuillez prier alors que nous voulons récolter du fruit pour ce qui est de délivrer des femmes et des enfants ainsi que des hommes, lesquels sont généralement les auteurs de la violence familiale », déclare M. Stewart.

*Nous avons changé les noms pour protéger les identités.

(Source : Alliance biblique universelle)

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La Société biblique canadienne aide à combattre la violence familiale en Bolivie et au Suriname, en collaboration avec les Sociétés bibliques locales. Renseignez-vous davantage sur la façon dont la Parole de Dieu change des choses dans la vie de victimes de violence familiale.

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