La réappropriation de la langue comme outil de guérison

Saintes Écritures et ressources bibliques en langues autochtones

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«Sans la langue, nous sommes des corps chauds sans esprit.»
– Mary Lou Fox, une ancienne de la nation ojibwée

Depuis les débuts de la SBC (Société biblique canadienne), notre mission a consisté à aider des gens à entendre Dieu leur parler grâce à sa Parole, en une langue proche de leur cœur.

Au Canada, plus de 1,6 million de personnes sont issues de groupes autochtones, 63% d’entre elles se disant chrétiennes. Le fait d’avoir accès à la Bible dans leur propre langue est particulièrement important quant à la vie spirituelle et culturelle de ces communautés.

À Pikangikum, une Première Nation ojibwée, la ministre du culte rapporte ne pas suffire à la demande. «Je n’ai jamais vu une telle soif de l’évangile. Je suis sans cesse en train de remettre des Bibles!» – Colleen Estes, missionnaire à Pikangikum depuis 23 ans.

Le besoin quant aux Saintes Écritures en langues autochtones n’a jamais été si grand. Nous sommes honorés d’avoir été invités à travailler aux côtés de partenaires autochtones pour faire progresser leurs efforts de réappropriation de la langue.

Des données de Statistique Canada tirées du recensement de 2021 révèlent qu’environ 243 000 personnes disent parler une langue autochtone, soit une baisse par rapport au recensement de 2016, ce chiffre étant alors d’environ 251 000. En 2016, quelque 40 langues autochtones au Canada ne comptaient qu’environ 500 locuteurs ou moins.

«Notre église est maintenant le seul endroit où se parle l’inuinnaqtun; cette initiative de traduction représente donc une tâche importante.» – Edna Elias, membre de l’équipe de révision des Saintes Écritures en inuinnaqtun.

La SBC participe actuellement à la traduction de la Bible en quatre langues autochtones. L’une de ces initiatives consiste à terminer le première Bible complète en mohawk d’ici l’été 2023. On estime de nos jours que 10% des 30 000 personnes constituant l’ensemble de la population mohawk parlent cette langue. La Bible en mohawk va grandement favoriser la préservation tant de la langue que de la culture.

Lisez-en davantage à propos de nos initiatives de traduction de la Bible en langues autochtones ici.

Aider des gens à entendre Dieu leur parler dans la langue de leur cœur constitue une valeur essentielle chez la SBC.

La réappropriation des langues autochtones est un aspect clé de la guérison et de la restauration. «La traduction de la Bible est une composante clé pour ce qui est de raviver les langues. Nous sommes heureux de collaborer à cette fin avec les communautés autochtones», déclare Jeff Green, le directeur du Service de la traduction biblique chez la SBC.

Un récit de traduction de la Bible en iñupiaq

Déplorant la perte de leur langue et désireuses de la préserver à l’intention de leurs enfants, une équipe de femmes, dont certaines ont plus de 80 ans, ont commencé à traduire l’Ancien Testament en iñupiaq.

Elles ont maintenant le soutien de spécialistes en traduction de la SBC, mais au départ, elles ne jouissaient d’aucune orientation venant de l’extérieur. «Elles ressentaient cependant fortement la présence de Dieu», déclare Molly Pederson, l’une des traductrices. «Nous ne pouvions pas faire cela de nos propres forces. Dieu est là, juste à côté de nous. Je sais que nous ne sommes pas seules dans ce travail.»

«Dieu nous donne de l’inspiration. Il nous donne des mots. Il nous aide. Nous sommes tellement comblées. Le texte prend vie. Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous exclamer « Amen! », « Alléluia! », « Comme Dieu est bon! », « Comme Dieu est grand! »», de dire Ida Olemaun, une traductrice de la communauté.

«Malgré tout ce que notre peuple a dû endurer, je crois que nous ne pouvons pas nous accrocher à la souffrance du passé», fait remarquer Crawford Patkotak, chef de la communauté. «Nous ne pouvons pas nous permettre de transmettre cette souffrance à la prochaine génération. La seule façon d’accomplir cela, c’est grâce à la Parole de Dieu.»

Visionnez ici une vidéo de l’Alaska traitant de la traduction de la Bible en iñupiaq.

Nous sommes reconnaissants de pouvoir aider des communautés autochtones à révéler le don de la Parole de Dieu dans leurs langues et ainsi contribuer à la réappropriation de ces dernières.

Un récit de traduction de la Bible en iñupiaq

Déplorant la perte de leur langue et désireuses de la préserver à l’intention de leurs enfants, une équipe de femmes, dont certaines ont plus de 80 ans, ont commencé à traduire l’Ancien Testament en iñupiaq.

Elles ont maintenant le soutien de spécialistes en traduction de la SBC, mais au départ, elles ne jouissaient d’aucune orientation venant de l’extérieur. «Elles ressentaient cependant fortement la présence de Dieu», déclare Molly Pederson, l’une des traductrices. «Nous ne pouvions pas faire cela de nos propres forces. Dieu est là, juste à côté de nous. Je sais que nous ne sommes pas seules dans ce travail.»

«Dieu nous donne de l’inspiration. Il nous donne des mots. Il nous aide. Nous sommes tellement comblées. Le texte prend vie. Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous exclamer « Amen! », « Alléluia! », « Comme Dieu est bon! », « Comme Dieu est grand! »», de dire Ida Olemaun, une traductrice de la communauté.

«Malgré tout ce que notre peuple a dû endurer, je crois que nous ne pouvons pas nous accrocher à la souffrance du passé», fait remarquer Crawford Patkotak, chef de la communauté. «Nous ne pouvons pas nous permettre de transmettre cette souffrance à la prochaine génération. La seule façon d’accomplir cela, c’est grâce à la Parole de Dieu.»

Nous sommes reconnaissants de pouvoir aider des communautés autochtones à révéler le don de la Parole de Dieu dans leurs langues et ainsi contribuer à la réappropriation de ces dernières.

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